dimanche, 23 septembre 2012

Constitution: quand le changement est synonyme de progrès social, c’est oui !

Le 14 octobre, le peuple genevois devra choisir entre un projet de nouvelle constitution et la constitution actuellement en vigueur.

Durant près de quatre ans, la Constituante a fait parlé d’elle, pas toujours en bien. Face à un avant-projet décrié à juste titre, le groupe socialiste pluraliste se trouvait placé devant un choix : essayer discrètement de le corriger, au risque d’échouer et qu’un projet de droite trouve une majorité populaire. Ou dire haut et fort ce qui n’allait pas, au risque qu’un projet rééquilibré et progressiste échoue.

C’est précisément ce deuxième choix que nous avons fait. Il nous faut maintenant convaincre.

Ce n’est pas une mince affaire : la gauche et les Socialistes se sont habitués à une position défensive. A dire NON, plutôt que le OUI arboré par notre parti national. Non seulement la Constituante a mauvaise presse, mais nous sommes habitués à refuser ce qui vient des autorités, à nous méfier du changement, devenu synonyme de régression plutôt que de progrès social.

Je ne vais pas vous dire que ce projet est parfait. Avoir participé à son élaboration n’altère pas complètement le jugement des constituant-e-s ! Il comporte certes quelques faiblesses ; c’est aussi le cas de l’actuelle constitution. Cela étant, non seulement il n’a rien du projet néolibéral que quelques-uns voudraient y voir, mais surtout il est bien meilleur !

Les acquis actuels sont préservés, voire renforcés, que ce soit dans les domaines du logement, de l’égalité entre femmes et hommes, de l’énergie ou encore des services publics.

Mais il y a plus. Les droits fondamentaux sont renforcés comme nulle part ailleurs en Suisse, tant sur le plan du contenu que de leur mise en œuvre, grâce à une évaluation périodique indépendante et à la nouvelle Cour constitutionnelle. Ce n’est donc pas un catalogue de bonnes intentions, mais des garanties dont la population a besoin, qu’il s’agisse par exemple des plus démunis, des jeunes en formation ou des personnes handicapées.

Le projet reprend bon nombre de propositions que nous avions formulées au début du processus. Et d’autres auxquelles nous n’avions même pas rêvé. Certaines innovations sont très concrètes : baisse du nombre de signatures pour les initiatives législatives, élection du Conseil d’Etat plus démocratique en deux tours, possibilité pour les communes d’avoir des réserves anticycliques, formation obligatoire désormais jusqu’à la majorité, accès garanti aux rives du lac, augmentation des moyens alloués à la culture, etc.

Le 14 octobre, le peuple fera donc son choix entre deux textes bien différents. Il pourra choisir d’échanger le texte actuel contre un texte, non pas idéal, mais meilleur. Un changement à nouveau synonyme de progrès social. L’espoir, plutôt que la peur. Une occasion à ne pas manquer.

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