mercredi, 10 septembre 2014

Loi sur la police: de réels progrès

Loin des effets de manche ridicules et de l'instrumentalisation politique de la police par certains qui s'en prétendent les porte-parole, il y a la réalité du travail parlementaire pour aboutir à une loi certes pas parfaite, mais meilleure que la version actuelle, avec notamment l'obligation du port du matricule et la stricte limitation des mandats à des sociétés de sécurité privée, actuellement trop répandus, en particulier pour le convoyage des détenus.

Comme le relève le PS dans son communiqué, notre groupe a donc non seulement supprimé les éléments négatifs du projet initial (absence de concertation sur la réforme de la grille salariale, ratio fantaisiste de nombre de policiers dans la loi, contrats de travail de droit privé), mais aussi obtenu de réels progrès (voir également le résumé paru sur le site TDG). Je me réjouis donc d'avoir contribué à ce résultat et j'ai voté cette loi sans hésiter, malgré quelques défauts qui subsistent.

Dans l'article consacré aux réactions des associations de policiers paru aujourd'hui, je ne comprends pas très bien comment la journaliste arrive à parler "d'adoption au forceps" vu le nombre d'heures consacrées à ce débat. En réalité, le MCG a retiré tous ses amendements et a même voté le contraire de qu'il pensait sur l'inscription dans la loi de la nationalité suisse pour les policiers, juste pour pouvoir ensuite dire que cette loi permettrait l'engagement de frontaliers (sous entendu Français, ce qui est bien entendu faux, le critère de la nationalité figurant désormais dans un règlement)..

Et que penser de la prétendue "insatisfaction" du GAP dont parle encore l'article? «Le compromis trouvé ne nous satisfait pas complètement, mais nous respectons le travail de la députation», exprime Marc Baudat, secrétaire général de l'UPCP. (...) Nous sommes satisfaits de voir que le Grand Conseil a reconnu les spécificités de notre métier. (...) L’UPCP n’est pas le MCG. Cela me fatigue que ce parti s’associe à nous. Je ne tolère en aucun cas que quelqu’un utilise notre logo sans notre accord».

La réalité est donc un peu différente de ce que la lectrice ou le lecteur distrait pourrait penser en ne lisant que le titre et les premières lignes...

Pour finir, je suis assez surpris des déclarations du président du SPJ sur la commission du personnel introduite par la nouvelle loi. Cela fait plus de deux mois qu'on en parle, et je n'ai jamais entendu une telle critique, au contraire. Du reste, pourquoi s'opposer soudain à une telle commission avant même sa mise en place, si 95% du personnel est représenté par les associations existantes? Elles y auront donc toute leur place, aux côtés du personnel administratif et des ASP que le GAP n'a pas vocation à représenter.

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